CPGE : moins d’un quart d’enfants du peuple

Des origines sociales peu représentatives de la société française.

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Près des trois quarts des élèves des CPGE sont issus de familles favorisées. Dans ce groupe la prédominance des enfants de personnes ayant au moins un diplôme du niveau de la licence atteste de la reproduction sociale des classes supérieures qui permettent à leurs enfants d’accéder aux formations les plus sélectives et les plus prestigieuses.  A l’inverse les enfants des familles défavorisées et les moins aisées de la population sont minoritaires dans les CPGE (23% contre 52% dans la population de référence). La sélection sociale est particulièrement vive pour les enfants d’ouvriers, qui sont  proportionnellement presqueCOMPARCSPCPGECOLLEGE2017208 4 fois moins nombreux en CPGE (3,9 exactement) que parmi les élèves du premier cycle du second degré, qui à quelque chose sont les plus représentatifs de la population entrant en formation. Cette sélection n’est pas nouvelle, mais elle ne se réduit pas significativement au fil du temps, la prise en compte depuis 2011 des élèves dont les origines ne sont pas connues (5% environ des effectifs) dans le calcul des parts n’introduit pas de perturbation majeure. Elle explique, sans doute, pour une part minime, la baisse CPGEEVOCSP962016relative des autres groupes. Ceci dit, dans la plupart des enregistrements de CSP, l’absence d’information correspond plutôt à une position sociale marginale ou dégradée. Indépendamment de cet éventuel biais les enfants d’ouvriers et d’inactifs sont proportionnellement moins présents dans les CPGE en 2016 qu’en 1996

(Source : RERS 1997, 2012, 2017/ Tableau : les origines sociales des étudiants)

 

CPGE : une affaire de scientifiques ?

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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