Les formations supérieures

 

La majorité des parents pense, à juste titre qu’un diplôme supérieur prémunit contre le chômage. Ils sont nombreux parmi les classes sociales les moins favorisées, à vouloir permettre à leurs enfants d’accéder à un niveau d’études supérieur au leur. Depuis les années 1960, le nombre d’étudiants n’a cessé d’augmenter,  à partir du début des années 1980 la volonté politique d’élever le niveau de formation des jeunes en raison des mutations économiques a amplifier le processus. Les métropoles et autres capitales régionales ont été les grands bénéficiaires de ce mouvement d’allongement des scolarités.

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axe vertical = effectifs en milliers d’étudiants

Une massification prolongée

 Poursuivre ses études après le baccalauréat est aujourd’hui devenu la norme alors que ce phénomène était plutôt exceptionnel il y 50 ans. Le nombre d’étudiants a été multiplié par presque 10 passant de 296 000 en 1960 à à 2 610 000 en 2017 du fait des évolutions  économiques, technologiques, sociales et politiques. La massification des poursuite d’études a été générale. Le pouvoir politique a affirmé dans un premier la nécessité de former des techniciens et a créé des formations supérieures courtes (BTS et DUT) à la fin des années 1960.  Au début des années 1980, l’institution du baccalauréat professionnel a correspondu au projet d’amener au moins 80% d’une classe d’âge au niveau du Baccalauréat. Au cours des années 1990, le plan université 2000 développé en même temps que la décentralisation a favorisé l’essor des formations dans les villes moyennes par le biais d’antennes universitaires (Saint-Brieuc, Belfort, Montbéliard Valence) ou d’université de plein droit(La Rochelle) et dans les villes nouvelles de la région parisienne (Marne-La-Vallée, Cergy-Pontoise) Le début du XX° siècle a été marqué par les objectifs de Lisbonne et l’objectif de généraliser l’accès à bac+5. que par le développement et la diversification des licences puis des masters.

 

Le poids des grand pôles universitaires

Les poursuites d’études après lePCCEFFPUBLICSUPUNIVERSITE.png bac s’effectuent avant tout à Paris et dans les pôles universitaires que sont Lille, Lyon,  Toulouse. regroupent le tiers des inscrits dans une université. Leur poids est bien plus élevé pour les écoles d’ingénieurs.  On ne compte pas moins de 80 écoles d’ingénieurs en région parisienne. Une trentaine d’établissements regroupent plus de 80% des étudiants, issus de leur région mais aussi d’autres régions. Le poids de Paris, Lyon et Strasbourg est renforcé par l’inscription d’étudiants venus de Bourgogne, Franche-Comté. De même, la faible proportion d’étudiants en Basse-Normandie s’explique par l’attirance exercée par Rennes et Paris.

Un accès de plus en plus conditionné par le baccalauréat détenu et par l’origine sociale.

Le parcours secondaire est un des facteurs déterminants dans l’accès aux différents types d’études supérieures et à leur réussite. La réforme de l’orientation a induit un processus qui va être renforcé par le nouveau baccalauréat caractérisé par le choix des spécialités. L’institution des pré-requis y a ouvert la voie tout en conservant l’importance des résultats obtenus tout au long du second cycle du secondaire. La concurrence entre les postulants aux différentes formations est telle que les lauréats des séries professionnelles et technologiques restent cantonnés aux établissements de formations supérieures courtes que sont les IUT et les STS. Les CPGE recrutent principalement des bacheliers scientifiques, y compris pour les formations littéraires, comme les UFR préparant à l’exercice des professions libérales juridiques, médicales, pharmaceutiques… Les autres formations accueillent les bacheliers des séries économiques et littéraires. Les sélections à l’œuvre durant les cursus secondaires s’intensifie dans le supérieur.

 

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Formations professionnelles du supérieur

Les classes préparatoires aux grandes écoles

Mise en ligne : 10 Mai 2019                        Dernière mise à jour : 15 Mai 2019

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