L’enseignement adapté du premier degré

La scolarisation obligatoire des enfants handicapés, imposée par la loi dès 1882, se traduit à partir de 1909 par la création de classes et d’écoles de perfectionnement et l’institution d’une forme de ségrégation scolaire.

La scolarisation des enfants porteurs de handicap a évolué  du fait d’un double changement, d’une part l’éducabilité des jeunes est de mieux en mieux reconnue et d’autre part la volonté politique d’une école inclusive a été progressivement développée. De ce fait de plus en plus d’enfants soumis à un handicap sont scolarisés à temps complet dans un milieu scolaire ordinaire, alors que les effectifs des établissements spécialisés non médicaux régressent régulièrement.   En 2015 Devant les évolutions du rapporta au handicap Même la tendance est à l’augmentation des scolarités individuelles, un quart des enfants handicapés scolarisés dans le primaire sont cependant orientés vers des structures collectives qui leur sont dédiées. Les classes pour l’inclusion scolaire (CLIS) – auparavant classes d’intégration scolaire – prennent en charge un petit nombre d’élèves (douze au maximum), victimes de troubles cognitifs, moteurs, sensoriels ou psychologiques. L’adaptation à la scolarité peut se dérouler à temps partiel, en partenariat avec une structure médico-éducative ou un praticien libéral.

WD1611CLISULIS.pngLe nombre d’élèves scolarisés en CLIS (remplaçant les classes de perfectionnement) puis en ULIS n’a cessé de baisser entre 1980 et 2005 avec une scolarisation de plus en plus fréquente dans les classes ordinaires. Depuis l’adoption de la loi de 2005 il est en légère progression.

 

Vers des scolarités individuelles. Depuis l’adoption de cette loi de plus en plus d’enfants qui auraient été scolarisés dans des structures adaptées sont accueillis dans des classes ordinaires et peuvent bénéficier, dans la limite des moyens disponibles, d’une adaptation individualisée (auxiliaires de vie). Dans le primaire, le phénomène se renforce année après année et ces  enfants rejoignent les classes ordinaires pour y suivre des cursus identiques à ceux des autres élèves, dans le cadre de que le ministère appelle des « scolarités individuelles ». Mais transfert de la décision de scolarisation à une commission indépendante impose à  l’Éducation nationale l’accueil d’enfants qui précédemment n’auraient pas été scolarisés.

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L’analyse de la répartition des élèves en situation de handicap nécessiterait de procéder à un croisement des données que les séries disponibles en libre accès ne permettent pas.Tout au plus peut-on s’interroger sur le département de Mayotte dont le faible taux tient plus aux difficultés de scolarisation qu’à un faible nombre de jeunes handicapés.

 

 

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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