La réouverture d’écoles publiques en Loire-Atlantique

L’ouverture d’écoles publiques dans les communes où elles ont été fermées au milieu du XX° siècle.

A première vue on pourrait considérer que l’offre scolaire dans le département de Loire-Atlantique ne pose pas de problème. A l’exception des départements dont toutes les communes sont urbaines ou dont la population communale moyenne est élevée, la Loire-Atlantique est le seul département métropolitain avec au moins une école (qu’elle soit publique ou privée) dans chaque commune. Ceci dit 15 communes restent encore sans école publique, elles ont toutes moins de 1500 habitants (moyennes de 863 habitants pour la population totale et de 205 pour celle des moins de 15 ans). Deux fois plus de communes sont sans école privée dont une de plus de 5000 habitants.

Population communale et absence d’école en 2015

Comme dans le reste de la France le WD1466F6.pngnombre d’écoles diminue. Pour l’enseignement public cela résulte principalement du regroupement de l’école maternelle et de l’école élémentaire, ou de deux écoles au sein d’une même unité administrative. La diminution du nombre d’écoles est beaucoup plus rapide pour l’enseignement catholique. Cette diminution du nombre d’écoles n’a pas pour autant d’impact sur la présence de l’école dans les communes. Chaque année depuis le début des années 2000, au moins une commune retrouve son école publique[2].

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L’offre d’écoles publiques est net-WD1466F9.pngtement supérieure à celle de l’enseignement catholique, dans de nombreuses communes, surtout dans les zones urbaines. Les parents disposent d’une école maternelle et d’une école élémentaire publique, dans les zones rurales l’ensemble des classes est regroupé dans une école primaire avec sections enfantines. L’enseignement catholique ne dispose pour la Loire-Atlantique que d’une seule école maternelle, toutes les autres écoles sont des écoles primaires avec classes enfantines.

 

Un dynamisme fondé sur l’augmentation de la population jeune.

La croissance de la population jeune est plus rapide en Loire-Atlantique que dans le reste de la France, presque un sixième en une douzaine d’années. Dans le même temps l’école publique accueille une part croissante de la population scolarisable, de manière encore plus forte à l’école maternelle qu’à l’école élémentaire.

Cette croissance est d’autant plus remarquable que la réduction de l’accès à l’école maternelle pour les moins de 3 ans a été particulièrement vive. Le nombre d’enfants scolarisés à 2 ans (public et privé confondus) est passé de 5 700 à un peu moins de 2 000 en 3 ans.

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L’école publique accueille plus de la moitié des élèves fréquentant une école de la commune dans plus de 80% des cas et plus des deux-tiers dans 35%. L’école publique est absente dans 15 communes et l’école privée dans 28 d’entre elles.WD1466F12.png

La contribution de l’école publique à la scolarisation dans la commune correspond au nombre d’élèves fréquentant une école publique dans une commune rapporté au nombre total d’élèves fréquentant les écoles de la commune

L’école publique accueille plus de la moitié des élèves fréquentant une école de la commune dans plus de 80% des cas et plus des deux-tiers dans 35%. L’école publique est absente dans 16 communes et l’école privée dans 28 d’entre elles.

Une uniformisation de l’offre mais avec des disparités des résultats

La tendance à l’uniformisation de l’offre


scolaire ne s’accompagne par pour autant d’une homogénéisation des résultats scolaires. Les évaluations réalisées en CM2 montrent la persistance d’inégalités à tous les niveaux territoriaux de la région à l’infra communal. Les élèves de Bretagne et dans une moindre mesure de Loire-Atlantique réussissent mieux les tests, ce qui est également constaté pour les résultats au baccalauréat, que ceux d’autres régions. L’on y retrouve ici les effets d’une préscolarisation précoce, plus forte que dans beaucoup d’autres régions de France, mais aussi sans doute, le fait que  les  parents s’impliquent davantage dans le suivi scolaire de leurs enfants et dans la vie associative autour de l’école.

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© Caro-Rouault

Atlas des Fractures scolaires,

Autrement, 2010

 

 

 

 

 

L’on ne peut pour autant en conclure que l’échec et les difficultés scolaires sont absentes de ces deux régions, les écarts restent importants entre les écoles de centre-ville et celles des quartiers périphériques des grandes agglomérations, notamment ceux classés en politique de la ville et/ou en éducation prioritaire.

Des écoles inégalement soutenues par les mairies

Même si l’on ne dispose pas de sources nombreuses sur le financement par les communes du fonctionnement des écoles pour la Loire-Atlantique, on peut penser que comme dans les autres départements, les écarts intercommunaux sont importants. Par exemple les dotations par élève pour les fournitures scolaires inscrites dans les procès-verbaux de délibérations des conseils municipaux vont de moins de 40 euros à plus de 60 euros (années 2014 ou 2015). Dans une commune s’ajoutent aux 52 euros de fournitures scolaires, des aides pour chaque élève inscrit pour les activités uniquement extrascolaires (42,00 €) les activités d’initiation musicale (22,40 €) et les activités sportives et autres (12,40 €), soit un total de 128 euros. Il serait être intéressant de mener une enquête beaucoup large sur le financement des activités scolaires et périscolaires par les municipalités.

Texte et documents extraits du rapport rédigé  par Rémi Rouault dans le cadre d’une convention avec le CDAL de Loire-Atlantique en 2016. Depuis deux nouvelles écoles publiques ont été ouvertes.

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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