Le retard scolaire dans le secondaire, marqueur de l’enseignement professionnel

Le retard : une conséquence du redoublement ou de l’arrivée tardive en France

Comme dans le premier degré, le recours au redoublement est de moins en moins fréquent au collège, alors qu’au milieu des années 1980 presque un élève sur deux sortait de troisième avec un retard d’au moins un an, le retard est beaucoup plus faible aujourd’hui. Il se maintient aux environs de 2% en classe de troisième, résultant plus d’un refus de l’orientation par des élèves qui préfèrent accéder à un lycée professionnel que d’un manque de résultat pour passer en seconde générale ou technologique. En conséquence les taux de retard ont beaucoup diminué.

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Les élèves en grand retard (2 ans et plus) sont pour la majorité d’entre eux des élèves allophones arrivés en France et ayant du suivre les enseignements en français langue étrangère avant de pouvoir rejoindre les classes du premier ou du second degré. Le  retard scolaire n’est donc plus un des marqueurs de l’échec scolaire. La DEPP ne diffuse plus les taux départementaux.

Seuls la Guyane et Mayotte peuvent être distingués des autres départements pour leur taux de retard en raison de la présence massive d’enfants non-francophones entrés avec leurs parents dans ces départements français

 

 

 

 

A une seule étape des cursus, lRETARDVOIEPRO2e retard scolaire apparaît fréquent : l’entrée dans l’enseignement professionnel. Dans l’ensemble des académies, à l’exception de la Réunion, au moins un élève sur deux est en retard à l’entrée dans la voie professionnelle du second cycle. Le phénomène est particulièrement marqué en île de France, en Guyane et à Mayotte. Les causes en sont multiples, enfants allophones passés par les cours de Français Langue Etrangère, enfants des groupes défavorisés.

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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