Les diplômes professionnels

Une lente diversification des formations professionnelles

Les diplômes professionnels sont préparés par deux filières, celles de l’enseignement secondaire sous tutelle des ministères en charge de l’Éducation nationale ou de l’Agriculture, la Forêt et la Pêche, celles de l’apprentissage. Jusqu’en 1966, ils se limitaient au certificat d’aptitudes professionnelles CAP (1911)  et au brevet de maîtrise. Le CAP était préparé dans un collège technique (précédemment Centre d’Apprentissage Public) ou dans  un Centre de Formation des Apprentis, après les classes de fin d’études primaire ou éventuellement la classe de cinquième. Depuis le début de la V° République et la mise en œuvre de la  réforme Berthoin, le souci d’élever le niveau de formation de la population s’est traduit au fil du temps par la création de nouveaux diplômes, l’ouverture aux formations qui y préparent.  Le BEP a été institué en 1966,  formation en deux ans accessible à l’issue de la classe de troisième et éventuellement après un CAP, son recrutement s’effectue après la troisième. L’année suivante le baccalauréat technologique est créé pour assurer la formation des cadres et des techniciens nécessaires. A partir du milieu des années 1980, le recrutement de fin de cinquième est progressivement fermé, le BEP et le CAP en 2 ans à partir de la troisième deviennent majoritaires. La volonté d’élargir l’accès au niveau IV de formation est affirmée en 1985 par la création du baccalauréat professionnel, préparé après l’obtention du BEP. A son origine, il s’agissait donc d’un diplôme obtenu quatre ans après la sortie de troisième, à partir de 2007 il est préparé en 3 ans, le BEP en devient une étape intermédiaire.

Une augmentation progressive des diplômes de niveau IV 

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 Les effectifs de bacheliers professionnels restent stables entre 1995 et 2005 puisque les capacités d’accueil des établissements sont contingentées, le passage du BEP-BacPro en 4 ans à une formation en trois ans permet d’accueillir un tiers d’élèves en plus à effectif professoral constant.  Une nouvelle augmentation du nom:bre de bacheliers intervient aussitôt.

Comme pour les autres diplômes, une réussite liée au genre et aux origines sociales

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La réussite aux diplômes professionnels de niveau V selon le genre montre comme dans l’ensemble des formations une meilleure réussite des filles par rapport aux garçons. L’amélioration est quasi régulière sur une période de 20 ans, favorisée par l’accroissement de la part du contrôle continu.

On peut regretter que la publication des données de la réussite selon les origines sociales ne soient plus publiées dans repères et références pour les diplômes professionnels alors qu’elles le sont encore pour le DNB et le baccalauréat.

Des formations professionnelles reflets des contextes économiques locaux

Les CAP plus choisis que les BEP dans les espaces ruraux

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La préparation du CAP est plus fréquente dans les départements au sud d’une ligne joignant la Manche aux Alpes-Maritimes. Notamment dans les départements ruraux où les entreprises artisanales sont majoritaires et où les CFA sont plus présents. A l’inverse dans les régions anciennement industrielles les CAP sont relativement moins recherchés.

Pour la répartition des sections selon les spécialités on se reportera à la page relative à l’offre d’enseignement professionnel (pas avant le printemps 2020).

Diplômés de niveaux IV et V, une France contrastée.

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La préférence pour le CAP dans une grande moitié de la France, est corrélée à la préférence dans cet espace pour les  diplômes de niveau V. L’exemple le plus frappant est celui de Paris, des Hautes-de-Seine et du Val de Marne où le nombre de bacheliers est deux fois plus élevé que celui des diplômés des CAP et BEP. Cela renvoie à l’inégale répartition de l’offre de formation en Ile-de-France ; les lycées professionnels sont proportionnel-lement beaucoup moins nombreux à Paris qu’en banlieue.

 

Note méthodologique : les données sont localisées à travers l’adresse de l’établissement dans lequel l’inscription à l’examen a été enregistrée et non au lieu de résidence de l’élève.

 

Pour en savoir plus
Fourcade Bernard, Ourtau Maurice. Le BEP : Un diplôme, deux finalités ?. In: Formation Emploi. N.66, 1999. pp. 39-55. www.persee.fr/doc/forem_0759-6340_1999_num_66_1_2347
Fabienne Maillard, « Postface : Le baccalauréat professionnel trente ans après sa création : de la marche forcée à la banalisation ? », Formation emploi [En ligne], 131 | Juillet-Septembre 2015, mis en ligne le 15 octobre 2017, consulté le 05 novembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/formationemploi/4518