Les établissements publics alternatifs ou expérimentaux

 

Alors que la question des méthodes d’enseignement est une constante de tous les débats sur les réformes de l’enseignement, l’on ne dispose d’aucune donnée fiable et précise sur leur fréquence d’utilisation dans les classes. La DEPP en réponse à nos demandes en octobre 2018, nous a renvoyé vers la DGESCO qui n’a apporté aucune réponse à nos demandes d’informations sur les méthodes de lecture utilisées dans les classes. Ce que l’on a pu percevoir dans nos entretiens avec des enseignants, des inspecteurs et des responsables d’école ou d’établissement est l’absence d’uniformité des méthodes, celles-ci étant choisies individuellement par les enseignants. A partir des données publiques nous n’avons pu identifier que quelques-uns des réseaux mettant en œuvre des  méthodes alternatives ou expérimentales.

Dans le primaire : l’école Freinet

Quelques écoles affichent des ECOLESFERINET2016méthodes particulières, telles les écoles ouvertes ou les écoles Freinet. Mais cela ne donne qu’une idée partielle de leur diffusion dans l’espaces. Par exemple seulement une quinzaine d’écoles sont reconnues par l’ICEM, même si pour telle ou telle activité les enseignants utilisent méthodes ou matériel pédagogique mis au point par l’ICEM. Ce qui ne rend pas véritablement compte de la diffusion réelle des méthodes.

Établissements secondaires publics alternatifs ou innovants

ETABLISSEMENTSINNOVANT

Douze établissements  secondaires publics proposent un projet pédagogique innovant ou expérimental, selon plusieurs modalités : école-collège, collège, collège-lycée expérimental, lycée auto-géré, micro-lycée. On retrouve sur le site de la FESPI (fédération des établissements secondaires publics innovants(www.fespi.fr), une présentation de chacun d’entre eux. Leurs projets pédagogiques sont reconnus par le Ministère de l’Education nationale. Certains sont exclusivement réservés à des élèves en difficulté scolaire, la plupart ont un recrutement pour partie identique à un établissement de secteur et pour partie élargi au reste de leur agglomération d’implantation, voire au-delà.

 

 

Micro lycées et lycées de la deuxième chance

Ces établissements ont créés à partir de 2004 pour accueillir des jeunes de plus de 17 ou 18 ans, jusqu’à 25 ou 26 ans qui après avoir abandonné leurs études  pendant  6 mois ou 1 an ont envie de les reprendre afin d’obtenir un baccalauréat. D’un établissement à l’autre organisation, conditions d’inscriptions sont différentes. La DEPP comme l’ONISEP ne livrent pas d’informations précises sur l’ensemble des micro-lycées.

(Réponse à la demande d’informations statistiques : Parade n° 6441, Concernant les micro-lycées il s’agit d’un programme spécifique de petites structures qui accueillent des décrocheurs ou autres élèves qui n’y arrivent pas avec une scolarité classique. La DEPP n’a pas de données sur cette thématique. Néanmoins, je vous invite à consulter le lien suivant :http://eduscol.education.fr/cid65723/micro-lycee-les-structures-de-nouvelle-chance.html, http://eduscol.education.fr/cid53699/microlycees.html  http://eduscol.education.fr/cid55057/prise-en-charge-des-jeunes-sortis-du-systeme-scolaire-sans-qualification.html)

Selon l’ONISEP les lycées de la nouvelle chance seraient au nombre de 9*. Ils ont des modes de fonctionnement propres centrés sur une pédagogie par ateliers, recourant à l’alternance et un suivi personnalisé et individualisé des jeunes.

* Cergy-Pontoise (95), Lille (59), Condé-sur-l’Escaut (59), Dunkerque (59), Chalon-sur-Saône (71), Clermont-Ferrand (63), Villeurbanne (69), Le Mans (72) et Châtenay-Malabry (92).

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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