Les Fractures spatiales

L’implantation de l’enseignement et de la formation initiale résulte de la combinaison d’une offre et d’une demande scolaire qui ne sont ni identiques ni homogènes dans l’espace. Les moyens financiers, humains et immobiliers nécessaires au fonctionnement des  écoles et établissements secondaires ou universitaires sont globalement liés à l’importance de la population en âge d’être scolarisée ou en formation, mais d’autres facteurs contribuent à la répartition des écoles et des établissements secondaires. La création d’un établissement correspond à la présence d’une population à scolariser à un moment donné. Les évolutions démographiques (vieillissement, rajeunissement, croissance, déclin), les transformations des modes de vie (périurbanisation, paupérisation, gentrification….), le changement des représentations des parents ou de leurs rapports à l’institution scolaire peuvent modifier la demande. De nombreuses communes se retrouvent avec des écoles surdimensionnées une fois passée la vague de construction des lotissements, des écoles  rurales ferment faute d’élèves que les parents préfèrent scolariser en ville. Des collèges de zones d’éducation prioritaire déclinent ou ferment du fait de l’évitement scolaire. Les contraintes budgétaires  et l’inégalité des demandes ne permettent pas la présence de toutes les formations dans l’ensemble des établissements. Les formations les plus recherchées ou les plus rares(CPGE, Grandes écoles) sont concentrées principalement dans les chefs-lieux et surtout en Ile de France et dans les grandes métropoles régionales.  Les régions d’outre-mer sont confrontées à des difficultés nombreuses, de même certains départements n’ont qu’une offre de second cycle limitée. Certains secteurs scolaires classés en éducation prioritaire ont une population scolarisée issue majoritairement des quartiers politique de la ville, l‘échec scolaire ou le décrochage y sont plus forts qu’ailleurs.

 

Mise en ligne : 10 Mai 2019

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