Les mobilités pour études supérieures

Après le baccalauréat, les jeunes changent de lieu

Les néobacheliers sont mobiles comme le montre l’étude portant sur la rentrée 2015, publiée par l’INSEE en janvier 2019. Plus de la moitié d’entre eux (56,1% exactement) quittent le bassin d’emplois dans lequel était localisé leur lycée pour s’inscrire  dans  un établissement implanté dans un autre bassin d’emplois. Pour un tiers d’entre eux le bassin d’accueil est situé dans une autre région.neobacheleirs2015bassinemplois Ces mobilités sont d’autant plus importantes que l’équipe-ment en formations supé-rieures du bassin de rési-dence est réduit. La proxi-mité des formations influe for-tement sur les choix d’orientation, notamment pour les jeunes issus des familles disposant de moyens financiers réduits.

neobacheliersmobilitesoriginegeographiques2015L’importance des mobilités s’explique principalement par la concentration de l’offre dans un petit nombre d’agglomérations, 14 unités urbaines rassemblent 50% des établissements de formation supérieure. À l’inverse près de la moitié (47%) des lycéens étudient dans un environnement ne disposant pas de formations univer-sitaires et seulement un tiers d’entre eux n’ont pas à changer de bassin pour bénéficier de la présence d’un pôle universitaire.

 

Des mobilités inter académiques influencées par l’offre locale

Si l’offre de proximité joue neobacheliersmobilites2015un rôle déterminant, d’autres facteurs interviennent pour les mobilités inter-académiques. L’éloignement, l’isolement et l’enclavement de l’académie ne sont pas sans conséquences pour plus de la moitié des jeunes bacheliers. Dans seulement un tiers des dépar-tements les mobilités ainsi définies sont inférieures à 50%. Les académies dans lesquelles les mobilités sont réduites sont principalement celles dans les-quelles une ou plusieurs grandes agglomérations disposent d’une offre complète de formation y compris universitaires. Font exception la Guadeloupe et l’académie de Limoges, à la fois en raison de leur isolement et d’une moindre ambition des étudiants qui préfèrent des formations courtes mais de proximité. A l’opposé, les mobilités sont nettement supérieures à la moyenne nationale dans les académies  situées à proximité immédiate d’une offre de formations supérieures à forte capacité. Ainsi de nombreux bacheliers des départements des académies de Créteil, Versailles et Amiens au moins pour  l’Oise convergent vers Paris, en raison de la présence des classes préparatoires et des écoles d’ingénieurs. D’autres Picards sont attirés par Lille et Reims. Les mobilités sont également fortes, mais internes dans des académies ne disposant que d’une seule grande ville avec université.

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Mise en ligne : 10 Mai 2019                              Dernière modification 11/01/2020

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